Les facteurs de la violences au Mali

28 06 2010

La violence se retrouve à tous les niveaux de la société malienne mais à des ampleurs et formes différentes. Ainsi, chaque ethnie a une forme de violence qui lui est spécifique.
Presque toutes celles du sud pratiquent les mariages forcés, le lévirat, les mutilations génitales féminines, les violences économiques, etc. Mais l’abandon de femme pour raisons d’exode est plus développé chez les Soninké ainsi que le sororat, le viol chez les Peuhl nomades, etc. Des formes de pratique de la religion musulmanes favorisent la discrimination dans le partage de l’héritage, la séquestration des femmes, les mutilations génitales féminines, certaines formes de veuvage, etc.
Quand on prend une localité, la violence se retrouve au sein du foyer, du quartier, du village, de l’école, des lieux de travail et de loisirs, etc. et est infligée à la femme et la fille par des auteurs à rôles et statuts sociaux divers
La violence envers les femmes est influencée par les attitudes et les valeurs sociales qui font de l’homme un être naturellement supérieur à la femme. Selon les croyances, il est du droit de l’homme et de sa responsabilité de contrôler le comportement des femmes. Ce qui est considéré comme acceptable est défini par l’homme et promu par la société et tout refus de la femme de se fondre dans ce comportement social acceptable donne lieu à la violence.
Certains facteurs contribuent à augmenter le taux de violence au Mali :
Les facteurs tenant à l’attitude des femmes elles-mêmes ou à leur statut :
En matière de violences faites aux femmes la loi du silence règne pour plusieurs raisons :
- Analphabétisme et méconnaissance par les femmes de leurs droits
- Pesanteurs socioculturelles (peur des victimes de perdre une situation ou un avantage)
- Pression de la société qui demande invariablement à la femme d’encaisser pour que ses enfants soient bénis ou qui perçoit mal une épouse qui traîne son mari devant le tribunal
- Sentiment de peur et de culpabilité chez la victime qui préfère garder le silence
- Pauvreté : la justice coûte cher. Beaucoup de femmes téméraires abandonnent la partie en cours d’instance, faute d’argent ou d’assistance judiciaire;
- Faiblesse du statut de la femme au sein de la famille, de la communauté et de la cité.
Les facteurs tenant aux autorités chargées de la protection et de la répression
- Manque de professionnalisme (demander à la femme d’aller remettre la convocation elle-même à la personne qui l’a agressée)
- Absence de conscience professionnelle (interroger la femme victime de viol en présence d’autres personnes)
- Lourdeurs administratives et judiciaires (négliger sur un banc une femme qui vient porter plainte ou la faire revenir plusieurs fois)
- Corruption des agents chargés de la répression (inciter la femme à retirer sa plainte ou à trouver un compromis avec l’auteur de la violence, la soumettre à chantage)
- Mauvaise réceptivité des agents par rapport aux droits des femmes (demander à la plaignante d’aller régler le problème en famille)
- Faiblesse des peines infligées aux auteurs
- Existence de vides juridiques
- Impunité.


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